12.000 personnes à Montpellier pour défendre la viticulture
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12.000 personnes à Montpellier pour défendre la viticulture
Entre 4.500 et 12.000 personnes à Montpellier pour défendre la viticulture
MONTPELLIER (AFP) — Douze mille personnes, selon les organisateurs, 4.500 selon la police, ont manifesté mercredi à Montpellier pour "exprimer la colère" des viticulteurs du Languedoc-Roussillon confrontés à une grave crise et réclamer des aides d'urgence du gouvernement.
Des viticulteurs de quatre départements de la région - Aude, Pyrénées-Orientales, Gard et Hérault - étaient présents. Ils étaient accompagnés pour certains de leurs familles ou de leurs élus, à l'instar du président DVG de la Région Georges Frêche ou de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, maire de Mailhac, près de Narbonne (Aude).
Drapeaux de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles ou des Jeunes agriculteurs au vent, les manifestants ont ponctué leur marche d'explosions de pétards ou de longues cannes à feu remplies de soufre.
Cette manifestation intervenait trois semaines après celles de Nîmes et Carcassonne, qui, déplorent les viticulteurs, "n'ont rien donné".
A l'issue du défilé, des incidents ont éclaté entre un groupe de viticulteurs et les force de l'ordre. Des manifestants ont lancé des cailloux sur les CRS qui avaient pris position derrière les grilles du palais de justice. Les CRS ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. Deux manifestants ont été interpellés dont le président des Jeunes Agriculteurs du Gard, Xavier Fabre, selon une source policière.
Cibles de la colère des viticulteurs, les charges qui "nous asphyxient, nous étranglent", avait auparavant déclaré Xavier Fabre. Il avait évoqué le gazole qui ne cesse de grimper, les produits phytosanitaires qui suivent la même courbe. Quant à la retraite, "pourquoi cotiser si demain nous ne sommes plus là ? Pas de revenus, pas de cotisations!", avait-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements.
"Je suis fier parce que nous faisons le plus beau métier du monde mais j'ai honte car le métier ne nourrit plus nos familles", avait conclu M. Fabre. Selon Philippe Vergnes, président du Syndicat des vignerons de l'Aude, 98% des quelque 15.000 exploitations de la région sont "plombées financièrement". "Lorsqu'un viticulteur pose le pied sur le sol le matin, il perd déjà de l'argent", a-t-il dit.
Les viticulteurs réclament un fuel à 40 centimes d'euros, un acompte versé par les négociants à la signature du contrat de vente, un moratoire sur les dettes vis-à-vis des banques et de la Mutuelle sociale agricole ainsi qu'une exonération, pour 2007 et même 2008, de la taxe foncière sur le non-bâti. Ils dénoncent aussi les grands distributeurs, qui "prennent 60% de marge", à leur détriment. "Nous réclamons une meilleure répartition de la marge", a tempêté Philippe Vergnes. Il a demandé tout particulièrement au président Sarkozy, "un signe fort pour redonner espoir aux vignerons".
"Faites en sorte, Monsieur le président, que ceux d'entre nous qui sont au bout du rouleau puissent quitter le métier dignement", a-t-il ajouté.
"Ensuite, il est urgent que l'Etat prenne ses responsabilités et mette en oeuvre un plan de soutien et de redressement digne de ce nom pour ceux qui sont en difficulté", a poursuivi M. Vergnes. Les viticulteurs devraient rencontrer lundi Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a annoncé le préfet de région, Cyrille Schott.
MONTPELLIER (AFP) — Douze mille personnes, selon les organisateurs, 4.500 selon la police, ont manifesté mercredi à Montpellier pour "exprimer la colère" des viticulteurs du Languedoc-Roussillon confrontés à une grave crise et réclamer des aides d'urgence du gouvernement.
Des viticulteurs de quatre départements de la région - Aude, Pyrénées-Orientales, Gard et Hérault - étaient présents. Ils étaient accompagnés pour certains de leurs familles ou de leurs élus, à l'instar du président DVG de la Région Georges Frêche ou de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, Gérard Schivardi, maire de Mailhac, près de Narbonne (Aude).
Drapeaux de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles ou des Jeunes agriculteurs au vent, les manifestants ont ponctué leur marche d'explosions de pétards ou de longues cannes à feu remplies de soufre.
Cette manifestation intervenait trois semaines après celles de Nîmes et Carcassonne, qui, déplorent les viticulteurs, "n'ont rien donné".
A l'issue du défilé, des incidents ont éclaté entre un groupe de viticulteurs et les force de l'ordre. Des manifestants ont lancé des cailloux sur les CRS qui avaient pris position derrière les grilles du palais de justice. Les CRS ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. Deux manifestants ont été interpellés dont le président des Jeunes Agriculteurs du Gard, Xavier Fabre, selon une source policière.
Cibles de la colère des viticulteurs, les charges qui "nous asphyxient, nous étranglent", avait auparavant déclaré Xavier Fabre. Il avait évoqué le gazole qui ne cesse de grimper, les produits phytosanitaires qui suivent la même courbe. Quant à la retraite, "pourquoi cotiser si demain nous ne sommes plus là ? Pas de revenus, pas de cotisations!", avait-il lancé, sous un tonnerre d'applaudissements.
"Je suis fier parce que nous faisons le plus beau métier du monde mais j'ai honte car le métier ne nourrit plus nos familles", avait conclu M. Fabre. Selon Philippe Vergnes, président du Syndicat des vignerons de l'Aude, 98% des quelque 15.000 exploitations de la région sont "plombées financièrement". "Lorsqu'un viticulteur pose le pied sur le sol le matin, il perd déjà de l'argent", a-t-il dit.
Les viticulteurs réclament un fuel à 40 centimes d'euros, un acompte versé par les négociants à la signature du contrat de vente, un moratoire sur les dettes vis-à-vis des banques et de la Mutuelle sociale agricole ainsi qu'une exonération, pour 2007 et même 2008, de la taxe foncière sur le non-bâti. Ils dénoncent aussi les grands distributeurs, qui "prennent 60% de marge", à leur détriment. "Nous réclamons une meilleure répartition de la marge", a tempêté Philippe Vergnes. Il a demandé tout particulièrement au président Sarkozy, "un signe fort pour redonner espoir aux vignerons".
"Faites en sorte, Monsieur le président, que ceux d'entre nous qui sont au bout du rouleau puissent quitter le métier dignement", a-t-il ajouté.
"Ensuite, il est urgent que l'Etat prenne ses responsabilités et mette en oeuvre un plan de soutien et de redressement digne de ce nom pour ceux qui sont en difficulté", a poursuivi M. Vergnes. Les viticulteurs devraient rencontrer lundi Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a annoncé le préfet de région, Cyrille Schott.

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