Interview de Bruno Carotti
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Interview de Bruno Carotti
À 35 ans, Bruno Carotti est un des piliers du
championnat de France. Ligue 1, Ligue 2, course au titre ou au
maintien, le défenseur montpelliérain a tout connu dans sa carrière.
Formé à Montpellier, il en est tout naturellement devenu le capitaine,
prêt à tout pour ramener son club au sommet. Véritable patron du
système défensif de Rolland Courbis, l’homme espère enfin regoûter aux
joies de l’élite hexagonale et ainsi mettre fin à cinq saisons de
galère dans l’antichambre de la L1. Entre espoir et réalisme, Bruno
Carotti est revenu pour FootMercato sur les ambitions et le potentiel montpelliérains pour l’exercice en cours.
FootMercato : À quelques heures de la fin du mercato, que pensez-vous du recrutement montpelliérain ?
Bruno Carotti : Grâce à la dernière arrivée de Lilian
Compan, on est aujourd’hui paré à tous les postes. C’est une recrue
très intéressante qui nous permet de nous renforcer aussi bien au
niveau technique et au niveau de l’expérience, ce qui offre une
multitude de possibilités au coach. On reste très compétitif.
FM : Justement, ces nouvelles recrues se sont-elles bien adaptées au MHSC tant au niveau du jeu que de l’ambiance ?
BC : Ce sont tous des garçons au potentiel intéressant
et qui ont envie de prouver donc ils sont très impliqués dans la vie du
club et du groupe et ils devraient rapidement trouver leur place ici.
Au niveau du jeu il y a désormais d’énormes possibilités donc chacun
trouvera ses marques et bénéficiera d’un temps de jeu conséquent pour
montrer l’étendue de sa valeur.
Un recrutement judicieux
FM : Après avoir misé sur
l’expérience les saisons passées, le MHSC parie plus sur la jeunesse
désormais. Ce mélange de deux générations va-t-il enfin offrir ce
souffle nouveau au club ?
BC : Il faut toujours trouver un mélange cohérent entre
une certaine expérience, ensuite dans un groupe, ce n’est pas forcément
l’âge qui fait la différence. C’est la volonté de jouer et l’état
d’esprit qui permettent de trouver un bon équilibre tous ensemble.
C’est là-dessus que l’on travaille et j’espère que ce que nous avons pu
déjà montrer, on sera en mesure de l’améliorer. L’essentiel c’est que
chacun vive son expérience à fond pour faire avancer l’équipe.
FM : En évoquant le recrutement,
on sait que vous êtes passé par Toulouse, Nantes et Paris. Vous n’avez
jamais été tenté par une expérience à l’étranger ?
BC : Si, mais à l’époque, c’était plus dur de trouver
un club à l’étranger. Aujourd’hui les frontières se sont beaucoup plus
ouvertes et cela donne la possibilité ou la chance à certains de
découvrir de nouveaux championnats et connaître d’autres cultures
footballistiques. Cela reste peut-être un petit regret pour moi, même
si je suis très fier de ce que j’ai pu réaliser.
Objectif Ligue 1
FM : Le MHSC aborde sa cinquième année en Ligue 2. Comment abordez-vous cette saison ?
BC : On aimerait que cela soit la dernière en ayant de
l’ambition et un objectif élevé. Cela va être très difficile, on devra
être très régulier pour pouvoir prendre des points au fur et à mesure
de la saison et toujours rester dans le haut du classement, chose qu’on
n’a pas été en mesure de réaliser ces quatre dernières saisons.
FM : Comme chaque année, l’objectif prioritaire reste la montée. Est-ce que le MHSC a enfin les moyens de ses ambitions ?
BC : Cette année le club a fourni beaucoup d’efforts au
niveau du recrutement et il a montré un visage passionné et passionnel
pour cet objectif là. Il y a beaucoup d’envie et d’élan à travers le
club et c’est à nous de le retranscrire sur le terrain. Mais ça
facilite un peu plus les choses de savoir qu’il y a beaucoup de monde
derrière nous.
FM : Lundi soir, vous recevez le
FC Metz pour l’un des premiers gros chocs de la saison. À quel genre de
confrontation vous attendez-vous ?
BC : Cela permettra de se jauger face à un des cadors
de la Ligue 2 et de vérifier par la même occasion si on a une équipe
compétitive. On rencontre un adversaire qui a connu la Ligue 1 l’an
passé et qui veut forcément retrouver les joies de l’élite au plus
vite. On connaît leurs ambitions et on doit s’attendre à rencontrer
quelques difficultés pour en venir à bout.
FM : Avez-vous des favoris pour cette saison ?
BC : Je trouve qu’il y a une dizaine d’équipes qui se
dégagent, ce qui va permettre de rendre la compétition un peu plus
passionnante. Lens, de par son statut, a la faveur des pronostics, mais
comme tous les gros, ils souffrent aussi face à des clubs d’un calibre
moindre. Mais ça reste un championnat très ouvert, avec beaucoup
d’équipes compétitives.
Un changement radical au FCN
FM : En tant qu’ancien joueur du FC Nantes, que pensez-vous de la situation actuelle ?
BC : Je suis un peu déçu pour Michel Der Zakarian
d’avoir été débarqué de la sorte après seulement trois journées. J’ai
longtemps joué avec lui et je connais sa mentalité, sa hargne et sa
soif de victoires. C’est dommage que cela se termine de la sorte après
si peu de temps, surtout avec ce qui a été réalisé la saison dernière.
Après les dirigeants sont là pour prendre leurs responsabilités,
l’avenir nous dira s’ils ont eu raison.
FM : L’arrivée de Waldemar Kita à la tête du FCN la saison passée a-t-elle bouleversé les traditions dans la Maison Jaune ?
BC : Cela fait pas mal d’années que je suis parti de
Nantes. Je me souviens que j’avais quitté un club à la fois
professionnel, structuré, familial et avec beaucoup de contacts. La
qualité de vie et de travail dans ce club sont très importantes et ces
souvenirs-là restent peut-être les plus beaux de ma carrière.
Aujourd’hui à travers les discours et les réflexions avec d’anciens
partenaires ou de personnes qui sont récemment passées chez les
Canaris, on peut constater que cela a changé, mais chacun gère selon ce
qu’il pense être le plus judicieux. Je ne peux pas me permettre de
porter un quelconque jugement, même si j’ai eu du mal à apprécier ce
qui est arrivé à Michel.
FM : On revient sur votre
personne. Capitaine, vous êtes surtout l’un des piliers du système
défensif de Rolland Courbis. Quelles sont vos relations avec lui ?
BC : Nos relations sont simples. À un moment donné, il
faut savoir aller à l’essentiel et cela se passe très bien. On se
connaît mutuellement et il sait ce que peuvent être certains passages
dans une saison et il a assez d’expérience pour gérer tout le groupe.
Après, je ne suis vraiment pas quelqu’un de compliqué donc il n’y a
aucune raison que cela se passe mal. On s’entend très bien.
FM : Vous avez évoqué une possible fin de carrière, cela signifie que vous y avez déjà songé ?
BC : (Rires). J’avoue que cela fait déjà deux ans que
je me pose la question et que c’est plus ou moins programmé, mais je
profite de ce qui vient en ayant toujours l’ambition adéquate, tout en
prenant un maximum de plaisir. Quand donner le maximum ne suffira plus,
alors on met un terme à tout cela avec beaucoup d’objectivité.
Footmercato
championnat de France. Ligue 1, Ligue 2, course au titre ou au
maintien, le défenseur montpelliérain a tout connu dans sa carrière.
Formé à Montpellier, il en est tout naturellement devenu le capitaine,
prêt à tout pour ramener son club au sommet. Véritable patron du
système défensif de Rolland Courbis, l’homme espère enfin regoûter aux
joies de l’élite hexagonale et ainsi mettre fin à cinq saisons de
galère dans l’antichambre de la L1. Entre espoir et réalisme, Bruno
Carotti est revenu pour FootMercato sur les ambitions et le potentiel montpelliérains pour l’exercice en cours.
FootMercato : À quelques heures de la fin du mercato, que pensez-vous du recrutement montpelliérain ?
Bruno Carotti : Grâce à la dernière arrivée de Lilian
Compan, on est aujourd’hui paré à tous les postes. C’est une recrue
très intéressante qui nous permet de nous renforcer aussi bien au
niveau technique et au niveau de l’expérience, ce qui offre une
multitude de possibilités au coach. On reste très compétitif.
FM : Justement, ces nouvelles recrues se sont-elles bien adaptées au MHSC tant au niveau du jeu que de l’ambiance ?
BC : Ce sont tous des garçons au potentiel intéressant
et qui ont envie de prouver donc ils sont très impliqués dans la vie du
club et du groupe et ils devraient rapidement trouver leur place ici.
Au niveau du jeu il y a désormais d’énormes possibilités donc chacun
trouvera ses marques et bénéficiera d’un temps de jeu conséquent pour
montrer l’étendue de sa valeur.
Un recrutement judicieux
FM : Après avoir misé sur
l’expérience les saisons passées, le MHSC parie plus sur la jeunesse
désormais. Ce mélange de deux générations va-t-il enfin offrir ce
souffle nouveau au club ?
BC : Il faut toujours trouver un mélange cohérent entre
une certaine expérience, ensuite dans un groupe, ce n’est pas forcément
l’âge qui fait la différence. C’est la volonté de jouer et l’état
d’esprit qui permettent de trouver un bon équilibre tous ensemble.
C’est là-dessus que l’on travaille et j’espère que ce que nous avons pu
déjà montrer, on sera en mesure de l’améliorer. L’essentiel c’est que
chacun vive son expérience à fond pour faire avancer l’équipe.
FM : En évoquant le recrutement,
on sait que vous êtes passé par Toulouse, Nantes et Paris. Vous n’avez
jamais été tenté par une expérience à l’étranger ?
BC : Si, mais à l’époque, c’était plus dur de trouver
un club à l’étranger. Aujourd’hui les frontières se sont beaucoup plus
ouvertes et cela donne la possibilité ou la chance à certains de
découvrir de nouveaux championnats et connaître d’autres cultures
footballistiques. Cela reste peut-être un petit regret pour moi, même
si je suis très fier de ce que j’ai pu réaliser.
Objectif Ligue 1
FM : Le MHSC aborde sa cinquième année en Ligue 2. Comment abordez-vous cette saison ?
BC : On aimerait que cela soit la dernière en ayant de
l’ambition et un objectif élevé. Cela va être très difficile, on devra
être très régulier pour pouvoir prendre des points au fur et à mesure
de la saison et toujours rester dans le haut du classement, chose qu’on
n’a pas été en mesure de réaliser ces quatre dernières saisons.
FM : Comme chaque année, l’objectif prioritaire reste la montée. Est-ce que le MHSC a enfin les moyens de ses ambitions ?
BC : Cette année le club a fourni beaucoup d’efforts au
niveau du recrutement et il a montré un visage passionné et passionnel
pour cet objectif là. Il y a beaucoup d’envie et d’élan à travers le
club et c’est à nous de le retranscrire sur le terrain. Mais ça
facilite un peu plus les choses de savoir qu’il y a beaucoup de monde
derrière nous.
FM : Lundi soir, vous recevez le
FC Metz pour l’un des premiers gros chocs de la saison. À quel genre de
confrontation vous attendez-vous ?
BC : Cela permettra de se jauger face à un des cadors
de la Ligue 2 et de vérifier par la même occasion si on a une équipe
compétitive. On rencontre un adversaire qui a connu la Ligue 1 l’an
passé et qui veut forcément retrouver les joies de l’élite au plus
vite. On connaît leurs ambitions et on doit s’attendre à rencontrer
quelques difficultés pour en venir à bout.
FM : Avez-vous des favoris pour cette saison ?
BC : Je trouve qu’il y a une dizaine d’équipes qui se
dégagent, ce qui va permettre de rendre la compétition un peu plus
passionnante. Lens, de par son statut, a la faveur des pronostics, mais
comme tous les gros, ils souffrent aussi face à des clubs d’un calibre
moindre. Mais ça reste un championnat très ouvert, avec beaucoup
d’équipes compétitives.
Un changement radical au FCN
FM : En tant qu’ancien joueur du FC Nantes, que pensez-vous de la situation actuelle ?
BC : Je suis un peu déçu pour Michel Der Zakarian
d’avoir été débarqué de la sorte après seulement trois journées. J’ai
longtemps joué avec lui et je connais sa mentalité, sa hargne et sa
soif de victoires. C’est dommage que cela se termine de la sorte après
si peu de temps, surtout avec ce qui a été réalisé la saison dernière.
Après les dirigeants sont là pour prendre leurs responsabilités,
l’avenir nous dira s’ils ont eu raison.
FM : L’arrivée de Waldemar Kita à la tête du FCN la saison passée a-t-elle bouleversé les traditions dans la Maison Jaune ?
BC : Cela fait pas mal d’années que je suis parti de
Nantes. Je me souviens que j’avais quitté un club à la fois
professionnel, structuré, familial et avec beaucoup de contacts. La
qualité de vie et de travail dans ce club sont très importantes et ces
souvenirs-là restent peut-être les plus beaux de ma carrière.
Aujourd’hui à travers les discours et les réflexions avec d’anciens
partenaires ou de personnes qui sont récemment passées chez les
Canaris, on peut constater que cela a changé, mais chacun gère selon ce
qu’il pense être le plus judicieux. Je ne peux pas me permettre de
porter un quelconque jugement, même si j’ai eu du mal à apprécier ce
qui est arrivé à Michel.
FM : On revient sur votre
personne. Capitaine, vous êtes surtout l’un des piliers du système
défensif de Rolland Courbis. Quelles sont vos relations avec lui ?
BC : Nos relations sont simples. À un moment donné, il
faut savoir aller à l’essentiel et cela se passe très bien. On se
connaît mutuellement et il sait ce que peuvent être certains passages
dans une saison et il a assez d’expérience pour gérer tout le groupe.
Après, je ne suis vraiment pas quelqu’un de compliqué donc il n’y a
aucune raison que cela se passe mal. On s’entend très bien.
FM : Vous avez évoqué une possible fin de carrière, cela signifie que vous y avez déjà songé ?
BC : (Rires). J’avoue que cela fait déjà deux ans que
je me pose la question et que c’est plus ou moins programmé, mais je
profite de ce qui vient en ayant toujours l’ambition adéquate, tout en
prenant un maximum de plaisir. Quand donner le maximum ne suffira plus,
alors on met un terme à tout cela avec beaucoup d’objectivité.
Footmercato
Re: Interview de Bruno Carotti
je pense que c'est sa dernière année,pas l'année de trop mais la dernière pour lui sinon on apprend rien de nouveau:ça va être difficile face a Metz,c'est un favori pour la monté...

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